Un printemps culturel à la Clinique Jean Sarrailh

Comme chaque année le service animation réalise dans le cadre du projet soins/études/insertion en partenariat avec les services de soins et des études des projets favorisant l’expression et la créativité pour les patients accueillis. Ces temps et ces espaces sont vecteurs de socialisation par un processus de découverte ou redécouverte de ses potentialités pour optimiser une meilleure insertion citoyenne.

Faire humanité ensemble



Le cirque à la clinique : créer des espaces de liberté et de rencontre.

Au sein de la Clinique Médicale et Pédagogique Jean Sarrailh (40), le projet «  Mosaïque  » labélisé Culture et santé, et soutenu par la DRAC Aquitaine, l’Agence Régionale de Santé, la Région Nouvelle Aquitaine et l’AFCA, Association Française de Cirque Adapté a permis durant une semaine du 23 au 27 avril l’accueil en résidence d’artistes des élèves de troisième année de la formation professionnelle du Lido (Ecole municipale de cirque de Toulouse Métropole) accompagné de Thomas Bodinier (Compagnie Singulière) et de Sophie Beguier, harpiste.
Pendant cette semaine sur l’ensemble de l’établissement (lieux, services, self, parc…) ont eu lieu des spectacles et des ateliers de rencontre et de pratiques artistiques autour du spectacle vivant (musique, théâtre, cirque, écriture, danse…).
Une semaine pleine de surprises, d’émotions, de découverte et de rire  ! Cela s’est terminé par une création collective permettant à chacun, artistes, patients et personnels de trouver sa place  : d’apprendre à se connaître et s’exprimer.
Mais le projet continu sur le mois de juin plusieurs interventions cirque sont prévues en interne avec l’intervention de l’Association Française de Cirque Adapté.
Nous avons souhaité créer des rencontres qui laissent sa place à chacun. Il y a certes un temps consacré à la technique, mais c’est surtout un espace de liberté et d’échange. Car si la présence des artistes à la clinique apporte beaucoup aux adolescents et au personnel, la réciproque est aussi vraie. Nous avons donc fait humanité ensemble  ! Thématique qui nous est chère et que nous défendons au travers de la reconnaissance des droits culturels de la personne.

«  Si j’étais grand  » un projet théâtre régional

En partenariat avec la Compagnie du Réfectoire et le Théâtre National Bordeaux Aquitaine et l’Institut Départemental de Développement Artistique et Culturel de la Gironde des jeunes de la Clinique Jean Sarrailh ont participé activement au projet.
La finalité était de participer à une création sur un texte contemporain qui traite les questionnements d’une jeunesse actuelle et finalement intemporelle sur le sens de l’existence, la pression sociale de réussite. Finalement comment la solidarité avec ses pairs peut aider à surmonter la dépression passagère. Ce texte ouvre également à la connaissance d’une réalité, ici symbolisée, de l’hospitalisation des adolescents en souffrance psychique, d’espoir et de volonté de surmonter les épreuves.
La forme retenue a été la vidéo pour permettre un travail à distance du reste de la troupe constituée d’adolescents de la région bordelaise qui eux ont répété et joueront la pièce en live. La musique a eu une part importante car des textes rappés sur proposition musicale d’un patient sont présents. Un vidéo clip a été réalisé.
Les images et les sons réalisés à la clinique ont donc été projetés pendant la pièce symbolisant une forme de communication très répandue de nos jours pour la jeunesse «  technologique  » actuelle.
Le résultat est que le mercredi 30 Mai des patients et accompagnants de la Clinique ont assisté à la représentation de «  FLOOR IS LAVA  » au Centre Culturel Simone Signoret de Canéjan (Bordeaux). Ils ont donc vu le résultat final de la création regroupant les jeunes acteurs de théâtre et les images tournées à la Clinique. Ils ont donc rencontré en chair et en os les acteurs avant et après la représentation mais également l’auteur Adrien Cornaggia.
L’émotion était palpable et les remerciements ont fusé car le scénario et l’implication des patients dans le projet sont entrés en résonance.
Ce projet a permis de mettre en valeur l’œuvre écrite qui interroge la relation positive permettant de s’élever mutuellement et de proposer une défense contre les agressions de la vie dans cette période qu’est l’adolescence.